S’aimer soi-même

Nous aimer nous guérit et nous rend heureux. Et c’est le plus beau cadeau que l’on puisse offrir aux autres...!!!

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Normalement, on ne trouve pas de solution à tous les problèmes, ni de réponse à toutes les questions, ni de remède à tous les maux. Cependant, et pratiquement sans exception, il est possible de se sentir bien, malgré tout ce qui se passe autour de nous.

Nos pensées déterminent notre humeur: les pensées positives nous procurent du bien-être et les pensées négatives, du mal-être. Ensuite, nous attirons « irrésistiblement » dans notre vie les situations qui nous permettent de renforcer et de maintenir notre humeur dominante. C’est comme si l’Univers nous disait: “Très bien, tu as décidé de te sentir joyeux (ou triste) à nouveau… alors tu vas recevoir davantage de ces expériences qui te rendent si joyeux (ou si triste) ”. Il n’y a rien de plus important que de se sentir bien, car, en plus d’être infiniment agréable, cela détermine la qualité de notre vie toute entière à travers les expériences que nous attirons.

Je sais bien que lorsqu’il se passe des choses désagréables, nos pensées ont tendance à devenir négatives… mais en réalité, nous choisissons constamment vers quoi diriger notre attention, même si c’est de manière inconsciente. Une multitude de choses merveilleuses se produisent en permanence. Profitons-en pour éveiller en nous un sentiment de constante gratitude en accordant davantage d’attention à ces petits miracles quotidiens, que nous avons habituellement tendance à négliger.

Illustration d’une jeune fille balayant le sable d’un bac à sable (Titre: 'Everything in its Right Place', Auteur: 'Jim Harker')

Les enfants jouent dans le sable aux quatre coins du monde. Ils trouvent ça très divertissant. Mais dans l’illustration ci-dessus, le sable semble déranger la jeune femme. La vie ressemble un peu à un « bac à sable » sauf qu’en lieu et place de sable, elle est pleine de situations complexes que nous percevons parfois comme des problèmes, des conflits ou des pertes. On essaye habituellement d’éviter ces situations désagréables qui nous font souffrir. Nous nous comportons alors comme la jeune femme de l’illustration.

Cependant nous sommes ici pour apprendre. D’un côté, les problèmes sont de précieuses opportunités de croissance, les conflits peuvent nous enseigner à mûrir et les pertes nous montrent nos attachements. Nous pouvons même aller plus loin, en apprenant à nous sentir parfaitement bien au milieu de toutes ces situations non encore résolues.

Encore une fois: Normalement on ne trouve pas de solution à tous les problèmes, ni de réponse à toutes les questions, ni de remède à tous les maux. Cependant, et pratiquement sans exception, il est possible de se sentir réellement bien malgré tout ce qui se passe autour de nous.

Je crois qu’un excellent point de départ est d’accepter les choses comme elles sont, d’accepter la vie comme elle est, et de ne pas conditionner notre bonheur aux circonstances extérieures, sinon de le cultiver en nous-même. Et lorsque nous regardons « au-dehors », soyons sélectifs, mais d’une manière différente: au lieu de souligner le négatif et nous attarder sur ce qui nous manque, concentrons-nous plutôt sur ce qu’il y a de bien, de positif, sur ce que le moment présent a de merveilleux…

Axel Piskulic

L’illustration est de Jim Harker.

Traduction de Magali Manvieu

Aujourd’hui je désire partager un extrait du livre « Les sept lois spirituelles du succès », de Deepak Chopra, intitulé « La Loi du Dharma ou le but de la vie ».

Comme Steve Jobs, dans la vidéo de l’article précédent, Chopra décrit la relation entre la vocation, le travail et l’amour. Et bien que les idées qu’il expose nous viennent de la tradition de l’Inde millénaire, il s’agit en réalité du même message.

Avant de passer au texte de Chopra, je te propose de voir d’abord la vidéo, du directeur japonais Kosai Sekine, dont le singulier protagoniste finit par découvrir quel est son but dans la vie. Bien que ça n’ait pas été facile pour lui…

Axel

Court-métrage « Right Place » (sous-titres en français), du directeur japonais Kosai Sekine.

La Loi du « Dharma » ou le but de la vie

Tout le monde a une mission dans la vie… un don unique ou un talent spécial à offrir à autrui. Et lorsque nous mettons ce talent particulier au service des autres, nous connaissons l’extase et l’exultation de notre propre esprit, qui est le but ultime de tous les buts.

Lorsque tu travailles, tu es une flûte au cœur de laquelle les heures se changent en musique…Qu’est-ce que travailler avec amour ? C’est tisser un vêtement avec les fils tirés de ton cœur, comme s’il était destiné à ton bien-aimé…

Khalil Gibran, « Le Prophète »

La septième loi spirituelle du succès est la Loi du Dharma. « Dharma » est un mot sanskrit qui signifie « le but de la vie ». Nous avons pris une forme physique pour réaliser un objectif : c’est ce qu’explique la Loi du Dharma. Le champ de pure potentialité est la divinité dans son essence et le divin prend forme humaine dans un but bien précis.

Image d’une fleur de lotus

Selon cette loi, chacun de nous possède un talent particulier, ainsi qu’une manière unique de l’exprimer. Il existe quelque chose que chaque individu peut accomplir mieux que n’importe qui d’autre dans le monde entier. Chaque talent particulier, comme chaque expression unique de ce talent, répond aussi à des besoins spécifiques. Et lorsque ces besoins rencontrent l’expression créative de notre talent, il en surgit l’étincelle génératrice de l’abondance. Le fait d’exprimer son talent pour répondre à ces besoins crée une richesse et une abondance illimitées.

Si on élève un enfant dans cette pensée, on se rendra compte des effets qu’elle aura sur sa vie. J’ai éduqué mes propres enfants de cette manière. Je n’ai cessé de leur répéter qu’il y avait une raison à leur vie sur terre et qu’ils devaient la trouver. Je leur ai tenu ce discours dès qu’ils eurent atteints l’âge de quatre ans. Au même âge, je leur ai aussi appris à méditer. Je leur ai dit : « Vous ne devez jamais vous inquiéter pour votre futur. Si, devenus adultes, vous ne gagnez pas votre vie, je pourvoirai à vos besoins. Je ne veux pas que vous soyez obsédés par l’idée de réussir à l’école, ni par celle d’obtenir les meilleurs diplòmes ou d’aller dans les meilleures universités. Ce qui doit vous obséder, c’est de chercher comment vous pouvez servir l’humanité et de découvrir vos talents particuliers. Vous avez un talent particulier et une manière unique de l’exprimer que personne d’autre ne possède. » Mes enfants sont allés dans les meilleures écoles et ils ont obtenus les meilleurs diplômes. Ils sont devenus financièrement indépendants avant d’entrer à l’université. Cela parce qu’ils n’ont qu’une obsession : réaliser ce pourquoi ils sont venus au monde. Voilà la Loi du Dharma.

Il existe trois composantes à la Loi du Dharma. La première précise que chacun est sur Terre pour trouver son vrai Soi, et pour découvrir par lui-même qu’il est spirituel, que nous sommes des ètres spirituels qui avons pris manifestation dans un corps physique. Nous ne sommes pas des ètres humains qui faisons, à l’occasion une expérience spirituelle. Au contraire, nous sommes des êtres spirituels qui vivons une expérience humaine.

Nous sommes ici pour trouver notre moi supérieur, notre moi spirituel. Ceci est la première étape de la Loi du Dharma. Nous devons découvrir par nous-même, qu’au fond de nous, un dieu ou une déesse veut naître afin que nous exprimions notre divinité.

La seconde composante de la Loi du Dharma est l’expression de notre talent particulier. Cette loi explique que chaque être possède un don particulier. Ce don est unique par son expression, si unique qu’aucun être vivant sur la planète ne le possède, ou tout au moins ne peut en donner la même expression. Cela signifie qu’il existe quelque chose que nous pouvons faire mieux que tout autre habitant de la terre. En mettant ce don en œuvre, nous perdons la notion du temps.

Image d’une fleur de lotus

La troisième composante de la Loi du Dharma est le service à l’humanité. Servir nos semblables, c’est répondre à la question : « Comment puis-je aider ? Comment puis-je ètre utile à tous ceux que je rencontre ? » Lorsque nous mettons l’expression unique de notre talent au service de l’humanité, nous utilisons pleinement la Loi du Dharma. Cela, couplé à l’expérience de notre spiritualité, celle du champ de pure potentialité, nous ouvre automatiquement l’accès à une abondance illimitée. Cette loi est en effet celle qu’utilise réellement l’abondance pour se manifester.

Et cette abondance n’est pas temporaire. Elle est permanente, car elle naìt de notre talent particulier, de notre manière de l’exprimer et du don de ce talent à nos semblables. Si au lieu de nous poser la question : « Que peut me rapporter ceci ? », nous nous demandons plutòt : « Comment puis-je aider ? », nous saurons comment offrir ce don.

La question « Que peut me rapporter ceci ? » vient du dialogue intérieur de l’ego. « Comment puis-je aider ? » est une question que pose l’esprit. L’esprit est le domaine de conscience qui nous offre l’expérience de notre universalité. En transformant tout simplement notre dialogue intérieur, c’est à dire en passant de la question « Que peut me rapporter ceci ? » à « Comment puis-je aider ? » nous passons automatiquement au travers de l’ego, et nous entrons dans le royaume de notre esprit. Si la méditation est le meilleur moyen d’accéder à l’esprit, ce glissement de notre dialogue intérieur vers le « Comment puis-je aider ? » nous ouvre aussi ce chemin.

Si nous désirons utiliser pleinement la Loi du Dharma, nous devons prendre plusieurs dispositions :

Première disposition : Je vais chercher mon moi supérieur, celui qui se trouve au-delà de mon ego, à l’aide de la pratique spirituelle (méditation, prière).

Deuxième disposition : Je vais découvrir mes talents particuliers, et en les trouvant je connaîtrai la joie. Car le processus de la joie se met en place lorsque j’entre dans la conscience intemporelle. Il se manifeste comme un état de grâce.

Troisième disposition : Je vais me demander de quelle manière je peux au mieux servir l’humanité. Je répondrai à cette question et je mettrai le résultat en pratique. J’utiliserai mes talents particuliers pour répondre aux besoins de mes semblables. Je provoquerai la rencontre de ces besoins et de mon désir d’aider et de servir autrui. »

Installons-nous au calme et établissons une liste de réponses aux deux questions suivantes :

« Si l’argent n’avait pas d’importance, si j’avais autant d’argent et de temps qu’il m’est possible de l’imaginer, que ferai-je ? » Si nous choisissons de poursuivre notre activité actuelle, alors nous sommes dans le Dharma, parce que nous ressentons de la passion pour ce que nous faisons – nous exprimons nos talents particuliers.

Demandons-nous ensuite : « De quelle manière puis-je le mieux servir l’humanité ? » Répondons à cette question et mettons-nous au travail.

Image d’une fleur de lotus

Découvrons notre divinité, puis notre talent particulier, mettons celui-ci au service de l’humanité, et nous pourrons générer toute la richesse que nous désirons. Lorsque notre expression créative rencontre les besoins de nos semblables, la richesse jaillit spontanément du non manifesté au manifesté, du royaume de l’esprit au monde de la forme. Nous découvrirons alors que notre vie est une expression miraculeuse de la divinité – pas seulement occasionnellement, mais à chaque instant. Et nous connaîtrons la joie véritable et le véritable sens du succès – l’extase et l’exultation de notre propre esprit.

Deepak Chopra

Traduction de Magali Manvieu

Le récit suivant est extrait du livre “Por la fe a la justicia”. Son auteur, Carlos G. Vallés, est un prêtre jésuite disciple du père Anthony de Mello. Tout le monde n’a pas une vocation religieuse aussi profonde. Et nous ne partageons pas non plus forcément les mêmes croyances. Cependant, l’histoire suivante peut-être utile à tous : particulièrement lorsque nous nous sentons accablés par les problèmes, car dans les moments de désarroi, une précieuse opportunité nous est offerte, celle de comprendre, reconnaître et nous rappeler que nous faisons partie d’un Pouvoir Supérieur auquel nous pouvons toujours recourir…

Illustration d’un esprit féminin qui représente le vol et le vent (Titre: The Spirit of Flight, Auteur: Josephine Wall)

L’éléphant et le crocodile

Un de mes amis racontait cette histoire personnelle ou peut-être était-ce une parabole. Une fois, disait-il, j’étais assis dans le compartiment d’un train, et un jeune enfant installé à côté de moi commençe à poser des questions comme le font toujours les enfants. Il me demande : “Quand est-ce que le train va démarrer ?” Saisissant l’opportunité, je lui répond le plus sérieusement du monde : “Le train se mettra en marche quand nous commencerons à pousser”. L’enfant écarquille les yeux de surprise : “C’est vrai ?” “Oui c’est vrai”, lui dis-je. “Si on ne pousse pas il ne démarre pas ?” “Non, si on ne pousse pas, il ne démarre pas. Une fois qu’il est lancé, il continue tout seul, mais pour qu’il démarre il faut pousser”, lui dis-je. “Alors on va pousser ?” “Oui, attends juste un peu que tous les passagers soient montés. Je te dirai quand il faudra commencer”. Je fixe mon attention sur l’horloge de la gare pour guetter l’heure exacte, je vois la lumière rouge passer au jaune, j’entends le coup de sifflet du chef de gare et je crie à l’enfant : “Maintenant ! Pousse de toutes tes forces !” Et nous nous mettons à pousser lui et moi de toutes nos forces contre le panneau du compartiment en direction de la locomotive. Le garçonnet poussait de plus en plus, jusqu’au moment où ses lèvres esquissèrent un sourire qui illumina son visage. Le train bougeait ! Très lentement au départ, puis de plus en plus vite, et enfin à toute vitesse. Le garçonnet était enchanté. Il voyageait dans un train que lui-même avait contribué à mettre en marche. Il ne cachait pas sa satisfaction. Lui avoir dit que la locomotive fonctionnait à la vapeur lui aurait gâché son plaisir. Il aura bien le temps plus tard de le vérifier par lui-même.

Il est naturel pour l’homme, de démarrer dans la vie avec enthousiasme, de se croire un héros, de penser que “le train se met en marche grâce à ses propres efforts”. Ça donne le courage de travailler, de s’efforcer et de donner le meilleur de soi-même. Tout cela est important pour prendre un bon départ. Ce qui est tragique, c’est lorsque cette attitude – qui est celle du débutant dans la vie spirituelle – se prolonge indéfiniment, et que l’homme mûr continue encore de “pousser les trains” comme lorsqu’il était enfant. Celui qui débute dans la prière, se lance à corps perdu pour obtenir la sainteté, comme un étudiant studieux se lance dans la préparation d’un examen pour décrocher de bonnes notes. Cette attitude de “battant”, parfaitement justifiée au départ peut, si elle est poursuivie trop longtemps, se transformer en obstacle, provoquant de l’inquiétude, de la frustration et de la désespération, avec la tentation persistante de tout envoyer paître, car évidemment, en dépit des efforts réalisés, on n’arrive à rien. Ce n’est pas en poussant qu’on met le train en marche.

Illustration d’une enfant qui envoie un baiser à travers le temps et l’espace (Titre: Child of the Universe, Autor: Josephine Wall)

Je pense que l’attitude adéquate est la suivante : Au début, efforce-toi le plus possible – sans oublier Dieu bien sûr – comme si tu pouvais décrocher la perfection par toi-même, et continue sur ta lancée pendant un certain temps. Ensuite – et ce “ensuite” peut prendre plusieurs années – commence à freiner, regarde en arrière, examine tes expériences, sois honnête envers toi-même et prends conscience que tout seul, tu n’arrives nulle part, que la perfection est plus éloignée que jamais, que tu n’es pas encore un saint – et bien loin de l’être ! – que tu pries de pire en pire et que tu as plus de distractions et de tentations que jamais. Tourne-toi vers Dieu et reconnais que tu n’arrivera à rien sans l’aide de sa miséricorde et de sa grâce. Si tu ne fais pas tout ce qu’il t’est humainement possible de faire jusqu’à t’avouer vaincu, tu ne connaîtra jamais l’humilité, parce que tu continueras de croire secrètement qu’en t’efforçant davantage tu aurais pû réussir. Efforce-toi donc au maximum, afin de n’avoir aucun regret, et ressens la complète futilité de tes seuls efforts. Admets ta déroute et tourne-toi vers Dieu, livre-toi à Lui et ouvre ta vie de part en part par l’effet de sa grâce. La foi couronnera tes efforts, et ta vie portera ses fruits. Tu es entre de bonnes mains.

Une histoire de la mythologie indienne. Gajendra, l’éléphant du Dieu Indra, était allé se baigner dans la rivière. L’éléphant est symbole de force, de pouvoir et d’autosuffisance à l’heure de tirer, de pousser, de lutter ou de se frayer un passage. Il n’a nul besoin d’aide pour dominer la jungle et vivre sa vie. Cette fois-ci pourtant, Gajendra avait un problème. Un crocodile de la rivière s’était discrètement approché, et ayant saisi entre ses mâchoires l’une des pattes antérieures de l’éléphant, entrainait celui-ci dans le courant vers les eaux profondes. L’éléphant résistait, mais sans succès. L’eau n’était pas son élément, ses pieds glissaient dans la vase, et la douleur provoquée par les dents du crocodile l’aveuglait et le rendait furieux. Gajendra tirait de tout son coeur, il voulait sauver sa vie, son prestige, son statut d’habitant le plus fort de la jungle. Il allait faire comme il avait toujours fait; c’était juste une question de réunir toutes ses forces pour se libérer d’un seul coup. Il essaya, mais perdit plus de terrain. Voyant alors qu’il allait bientôt disparaître dans les eaux et qu’il ne resterait plus aucune trace de lui, il changea de tactique. Il se rappela de Dieu et pria, comme les éléphants peuvent le faire dans les légendes pour servir d’exemple aux hommes : “Je ne peux pas me sauver avec mes propres forces. Je m’enfonce ! Sauve-moi !” Au même moment, le Dieu Vishnu monté sur son aigle Garuda apparaît, et sauve Gajendra des dents du crocodile et de son orgueil. L’aide divine se manifesta quand l’être le plus fort de la terre reconnut qu’il n’en pouvait plus.

Parabole de grâce et de foi. Dieu vient lorsque l’homme reconnaît ses propres limites. Nous nous ouvrons à la foi lorsque nous abandonnons notre orgueil. Alors commence la meilleure étape de la vie.

Carlos G. Vallés

Les illustrations sont de Josephine Wall

Traduction de Magali Manvieu
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